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16/06/2014

Sommet d'où jeter son pinceau ( fragment V )

Tokaido13_Hara.jpg

Utagawa Hiroshige    série les « Cinquante-trois relais du Tôkaidô » (Tôkaidô gojûsan tsugi) 1833-1834    13e station : Hara-juku

 

 

Le fond de l’œil

N’est pas le fond de l’âme

 

Le fond de l’âme

N’est pas le fond des choses

 

Le fond des choses

C’est ce qu’on voit dehors

 

Dont le fond bleu

Ou l’azur sombre n’est pas

Le fond de l’univers

 

Mais un fond

Noir où l’œil ne sert à rien

 

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05/06/2014

Sommet d'où jeter son pinceau ( fragment IV )

Hiroshige50_tsuchiyama.jpg
Utagawa Hiroshige    série les « Cinquante-trois relais du Tôkaidô » (Tôkaidô gojûsan tsugi) 1833-1834    49e station : Tsuchiyama-juku
 

La nuit

Les lunettes noires du soleil

Font de lui un aveugle

 

Qui mendie

Sous les lampadaires

La petite monnaie des étoiles

 

Qu’il la garde

Dans le grand chapeau mou

De l’espace

 

Demain

Il suivra sa canne

Blanche le long de l’horizon

 

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29/05/2014

Sommet d'où jeter son pinceau ( fragment III )

Tokaido16_Yui.jpg
Utagawa Hiroshige    série les « Cinquante-trois relais du Tôkaidô » (Tôkaidô gojûsan tsugi) 1833-1834    16e station : Yui-shuku
 

Au début

L’homme faisait rire

Et sourire la terre où il semait

 

Au début

L’homme faisait danser

Le tango à la mer des bateaux

 

Au début

L’homme faisait porter

Le chant par l’air et par le feu

 

Autour du corps de la femme

 

Rappelle-toi

Ce n’est pas tellement loin

 

Nous l’avons promis

Ça durera autant qu’il le faut

 

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23/05/2014

Sommet d'où jeter son pinceau ( fragment II )

Tokaido43_Yokkaichi.jpg

Utagawa Hiroshige    série les « Cinquante-trois relais du Tôkaidô » (Tôkaidô gojûsan tsugi) 1833-1834      43e station : Yokkaichi-juku

 

 

 

Je sens en moi

Le vieil arbre solitaire

Au milieu d’un parc abandonné

 

Je n’ai cesse

D’ébranler l’azur endeuillé que

Secouent ma sève

 

Et une fièvre de feuilles prêtes à

Tout quitter pour

Savoir

 

Malgré vents manouches pluies

Souvent menteuses

 

Mais surtout tant de pendus dont

Le foutre en pure perte

Tombe à terre

 

Avec son odeur d’algues d’océan

Et d’écume inutile

 

Tandis que la foudre

Brûle ce que nuit ni soleil

N’ont pu donner sans le reprendre

 

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